Les premiers secours, un nouveau volet du permis de conduire

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Depuis sa création, le permis de conduire évolue. À partir du 1er janvier 2018, de nouvelles questions portant sur les premiers secours sont intégrées à l’examen pratique. Elles s’ajoutent aux questions de vérifications intérieures ou extérieures et de sécurité routière. Le point sur cette nouveauté.

Notions de premiers secours : un bonus lors de l’examen pratique

Apporter les premiers secours sur la route pourrait sauver de nombreuses vies. C’est en faisant ce constat que l’État a décidé de sensibiliser les candidats au permis de conduire sur les premiers secours. Ainsi, un arrêt du 18 octobre 2017 prévoit que les candidats doivent répondre à une question portant sur les notions de premiers secours pendant l’épreuve pratique. Cette question n’est pas éliminatoire : en y répondant correctement, le candidat peut gagner un point en bonus.

Quelles questions peuvent être posées ?

Ce volet sur les premiers secours est constitué de 100 questions autour des fondamentaux « protéger, alerter et secourir ». Plus précisément, celles-ci peuvent porter sur :

  • l’alerte des secours ;
  • les premiers soins à apporter ;
  • le déplacement de la victime ;
  • l’arrêt respiratoire et l’arrêt cardiaque ;
  • l’hémorragie ;
  • l’utilisation du défibrillateur automatisé externe (DAE)…

Vers une formation obligatoire aux premiers secours ?

Cette question reste théorique et le candidat n’a aucun geste à effectuer. Elle constitue un premier pas vers la sensibilisation des conducteurs aux premiers secours. Si la formation obligatoire aux premiers secours dans le cadre du passage du permis de conduire a été évoquée, elle n’est pas encore d’actualité. C’est l’école de conduite qui se chargera de former les candidats à cette problématique.

Permis à 1 euro : comment en bénéficier ?

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Le permis à 1 euro par jour est un dispositif mis en place par l’État. Il a pour but d’aider les jeunes à financer leur formation au permis de conduire. Mais quelle est la marche à suivre pour bénéficier de ce dispositif ?

Le permis à 1 euro en bref

Le permis à 1 euro par jour est un prêt à taux zéro qui permet de financer la formation au permis de conduire. Le montant du prêt peut être de 600 €, 800 €, 1 000 € ou 1 200 € et ne peut excéder le coût de la formation inscrit au contrat. Le remboursement se fait par mensualités qui ne peuvent dépasser 30 €, d’où l’appellation « 1 € par jour ». Ce dispositif s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans au plus à la date de signature du contrat. On peut aussi en bénéficier pour financer une formation initiale au permis de conduire B, A1 ou A2, ou une formation complémentaire en cas d’échec. On ne peut bénéficier qu’une seule fois du permis à 1 euro, et pour une seule catégorie de permis.

Les démarches pour bénéficier du permis à 1 euro

Vous êtes éligible au permis à 1 euro ? Voici comment en profiter.

  • Choisissez une école de conduite partenaire de l’opération « permis à 1 euro par jour » et demandez un devis.
  • Signez un contrat de formation avec l’auto-école. Le contrat doit inclure des clauses spécifiques concernant le dispositif. Le montant minimum de la formation doit être de 600 € pour une formation initiale, ou 300 € pour une formation complémentaire.
  • Souscrivez un prêt auprès d’un établissement financier partenaire (banque, assurance, établissement de crédit…) en présentant votre contrat de formation.
  • Après examen de votre dossier, l’établissement financier rendra sa décision. L’accord du prêt n’est pas systématique. L’établissement financier peut vous demander un justificatif de revenus. S’il estime que ceux-ci sont insuffisants, il peut exiger des garanties supplémentaires.
  • Si le prêt vous est accordé, son montant est versé en une, deux ou trois fois à votre auto-école.

Permis de conduire : quelles nouvelles mesures ?

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La réforme du permis de conduire a été présentée le 13 juin 2014. Les principales mesures visent à réduire les délais de passage du permis de conduire afin de limiter les surcoûts et les inégalités territoriales. Le point sur ces nouvelles mesures.

Réduire les coûts en s’attaquant aux délais

Les délais d’attente pour passer l’examen du permis B occasionnent des coûts supplémentaires. Même s’il est prêt, le candidat doit en effet continuer à prendre des leçons pour maintenir son niveau de conduite. L’État a calculé qu’un mois de délai coûte environ 200 € à un candidat. Ces délais sont liés au fait que les inspecteurs ne se consacrent pas uniquement au passage du permis B. Ils font passer d’autres examens (moto, poids lourds…) et assurent des activités de prévention routière, de formation et de contrôle. L’État souhaite que les inspecteurs se concentrent davantage sur l’examen du permis B pour diminuer les délais d’attente et donc les coûts pour les candidats.

Une réorganisation des examens

Avant la réforme, la surveillance de l’épreuve du code était assurée par les inspecteurs du permis de conduire. L’État souhaite libérer ces derniers afin qu’ils puissent se concentrer sur l’examen du permis B et ainsi diminuer les temps d’attente. Les inspecteurs sont donc remplacés par des retraités de la gendarmerie, de la police, ainsi que d’autres agents publics. En ce qui concerne l’épreuve pratique, la durée est réduite de 3 minutes, passant ainsi de 35 à 32 minutes. Cela doit permettre aux inspecteurs de faire passer 13 candidats par jour au lieu de 12, ce qui représente 110 000 places d’examen de plus par an.

La promotion de la conduite accompagnée

La conduite accompagnée bénéficie d’un taux de réussite supérieur à celui de la formation traditionnelle (74 % contre 55 %). Elle coûte environ 500 € moins cher. De plus, les conducteurs formés grâce à la conduite accompagnée connaissent moins d’accidents au cours de la première année suivant l’obtention du permis. L’État souhaite stopper la régression de ce mode de formation. Pour cela, il compte sur plusieurs mesures :

  • lancer une campagne nationale de promotion de la conduite accompagnée ;
  • demander aux écoles de conduite de proposer systématiquement ce mode de formation aux élèves ;
  • encourager la formation sur véhicules automatiques, hybrides et électriques pour faciliter l’apprentissage ;
  • informer les jeunes sur la conduite accompagnée lors de la journée défense et citoyenneté.

Renforcer le permis à 1 euro par jour

Le permis à 1 euro par jour est un dispositif de prêt à taux zéro qui existe depuis 2005. Même s’il a profité à des milliers de jeunes, l’État souhaite renforcer ce dispositif, selon plusieurs actions :

  • le rendre mieux connu auprès des jeunes, des banques, des auto-écoles ;
  • le rendre accessible aux candidats ayant échoué à l’examen ;
  • créer un prêt complémentaire de 300 €.

Téléphoner en voiture : interdit même à l’arrêt

téléphoner en voiture

On sait désormais qu’il est interdit d’utiliser son téléphone en conduisant. Vous croyez alors être à l’abri d’une amende en vous arrêtant pour téléphoner ? Détrompez-vous !

Téléphone en voiture : que dit le Code de la route ?

Le Code de la route stipule que « l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation est interdit ». Que l’on téléphone ou que l’on envoie des SMS, on encourt ainsi une amende de 135 € et un retrait de 3 points sur le permis pour une durée de 3 ans. L’amende peut être de 90 € en cas de paiement dans les 15 jours. L’utilisation d’une oreillette au volant est sanctionnée de la même manière depuis juillet 2015. D’autre part, la suspension de permis est possible si le conducteur cumule l’usage du téléphone en voiture avec une autre infraction.

Distinguer « circulation » et « mouvement »

La Cour de cassation juge qu’il faut distinguer les notions de circulation et de mouvement. Si vous vous arrêtez sur le bord de la route et que vous éteignez le moteur, vous êtes considéré(e) comme étant toujours en circulation, même si vous n’êtes pas en mouvement. Vous risquez donc d’être verbalisé si vous utilisez votre téléphone.

Comment utiliser son téléphone en voiture ?

Pour pouvoir utiliser votre téléphone sans être inquiété(e), vous devez être stationné(e), c’est-à-dire arrêté(e) sur une place de parking, et votre moteur éteint. La Cour de cassation estime cependant que l’on peut se servir de son téléphone sur une voie de circulation si le véhicule est en panne.

Faire financer son permis de conduire par son employeur

permis de conduire employeur

Dans le cadre de la loi « Égalité et citoyenneté », il est désormais possible de se faire aider financièrement par son entreprise pour passer le permis de conduire. L’État considère en effet que posséder le permis de conduire facilite la mobilité et donc l’insertion professionnelle.

Faciliter l’insertion professionnelle grâce au permis de conduire

Depuis le 15 mars 2017, un salarié ou un demandeur d’emploi peut utiliser les heures cumulées dans son compte personnel de formation (CPF) pour passer le permis de conduire. Le gouvernement français considère en effet que le permis de conduire de catégorie B est un outil précieux pour trouver un emploi. Savoir conduire est parfois indispensable pour certains postes. Or, cette formation n’est pas à la portée de tout le monde puisqu’elle coûte en moyenne 1 500 €. Pour rappel, le compte personnel de formation (CPF) (successeur du droit individuel à la formation) est inclus dans le compte personnel d’activité (CPA). Financé par les entreprises de plus de 10 salariés, il permet à ces derniers de cumuler des heures de formation afin de construire leurs projets professionnels.

Qui peut bénéficier de ce dispositif ?

Ce dispositif est ouvert à tous les salariés et demandeurs d’emploi ayant accumulé des droits à des heures de formation (dans le cadre du DIF ou du CPF). Pour financer l’obtention du permis B, il faut que la formation participe à la réalisation d’un projet professionnel ou permette de sécuriser un parcours professionnel. En revanche, ce dispositif n’est pas ouvert aux personnes faisant l’objet d’une suspension de permis de conduire ou d’une interdiction de passage du permis. La formation doit être dispensée par une auto-école agréée, bénéficiant de la qualité d’organisme de formation.

Comment faire financer son permis grâce au CPF ?

Il faut d’abord connaître ses droits et savoir de combien d’heures de formation l’on dispose. Pour cela, il suffit de se rendre sur le site moncompteactivite.gouv.fr et d’activer son compte personnel de formation. Après avoir choisi une école de conduite, il faut faire une demande par courrier à l’OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) pour les salariés ou à Pôle Emploi pour les demandeurs d’emploi.